Editors, vous connaissez ?

Aujourd’hui, on vous emmène découvrir le concert du 24 avril passé au Docks, prêts?

20h30-21h10 October Drift et sa mélodie sauvage

C’est avec des lumières sombres et des sons lourds que débute le concert d’October Drift, jeune quartet anglais de rock alternatif. Le groupe entraîne, dès le début du concert, le public dans un voyage mélodieusement sauvage où les instruments montent en puissance rapidement.

Le chanteur, et le guitariste dans un deuxième temps, se mêlent au public pour respectivement chanter et jouer depuis le parterre. Ça va sans dire que le public apprécie cette proximité !

October Drift joue un rock alternatif puissant et riche en adrénaline, où les riffs de guitare, basse et batterie dirigent le jeu en dictant le rythme. Très reconnaissants envers le public, les membres du groupe remercient les gens présents aux Docks à plusieurs reprises.

Leur chanson «Lost» est d’une rare beauté, mélangeant le début intime et à capella du chanteur et l’explosion de riffs qui suit. Chapeau à eux! Un groupe talentueux, à ajouter à votre playlist !

October Drift © Davide Gostoli

21h45-23h25 Editors, un voyage envoûtant entre riffs et synthétiseurs

Editors, groupe anglais de Birmingham mené par la voix grave et hypnotique du chanteur Tom Smith, fait son entrée sur la scène des Docks à guichets fermés. Le groupe plonge toute de suite le public dans les sons synthétiques du morceau « Hallelujah (So Low) » tiré du sixième album Violence, sorti en mars 2018. Après un début très électronique, les riffs des guitares explosent en un bain de couleurs pour ensuite rendre la place au synthétiseur.

Les cinq membres d’Editors se promènent dans des endroits mystérieux, à la recherche de nouveaux sons, comme quand le guitariste utilise une baguette de batterie comme un archet de violon. Les sons qu’il créé sont incroyables et donnent les frissons! Les membres du groupe sont aussi poli-instrumentistes ; le chanteur joue de la guitare ainsi que du piano, tout comme le guitariste qui joue du clavier et des synthétiseurs.

Piano, synthétiseur, guitare, batterie, basse, clavier, Editors explore différents univers sonores en passant avec nonchalance d’un morceau électronique à des morceaux typiquement Indie-rock. « Blood » et « Munich », tirés de l’album The Back Room (2005) en sont un exemple, avec ces riffs de guitares et basse qui frappent droit au cœur tout comme les rythmes puissants et rapides dictés par la batterie. Le public apprécie les deux styles et se réjouit également du mélange avec des ballades rock plus calmes comme « Ocean of Night ».

Editors © Davide Gostoli

L’Indie-rock d’Editors est donc dans l’ensemble sombre, très varié et ne manque certainement pas d’énergie. Le public des Docks ressent ça tout le long du concert en sautant les mains en l’air. Tom Smith n’a qu’à remercier ou saluer le public en français au long de la soirée pour que tout le monde soit heureux !

Le concert semble se clôturer sur les douces notes de piano de  « Ocean of Night », tirée de l’album In Dream (2015), coloré de temps à autres par des sons électroniques et d’hochet. Finalement, Editors revient  pour deux dernières chansons, « Cold » et le single électro-rock « Magazine ». Le groupe salue ensuite le public avec l’énergie captivante du majestueux « Marching Orders » ; un final en puissance après plus d’une heure et demi de concert que la plus part des spectateurs n’a même pas vu passer!

Simona Foletta

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