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Reportage – Le Montreux Comedy Festival Partie 2

Pour la suite du reportage sur le Montreux Comedy Festival, c’est ici!

GALA FARY-WIESEL

C’est reparti pour un tour ! En arrivant un peu avant le gala de ce soir, on remarque directement plus de monde, ça promet ! Le gala, présenté par Fary (www.fary.fr) humoriste français et Thomas Wiesel (www.thomaswiesel.com) qui est lui, bien de chez nous, commence. Au programme, ils vont présenter leurs humoristes préférés de francophonie et on peut dire qu’ils ont réussi leur mission ! En effet, l’attention n’était pas tant sur eux mais surtout sur tous les artistes qu’ils nous ont fait découvrir. Après quelques commentaires de Fary sur les habits de Thomas, le spectacle peut commencer ! Kallagan a commencé le spectacle en nous faisant bien marrer sur les couples et le fait que la personne avec qui on tombe n’est pas toujours celle dont on rêvait petite fille. On a adoré Marina Rollman qui parlait de sexualité féminine et masculine en prenant l’exemple des sushis ; ce n’est pas parce que tu sais pas faire que l’orgasme féminin n’existe pas, « je ne sais pas faire des sushis j’en affirme pas pour autant que le Japon, c’est qu’un tas de propagande féministe ! ». Alex Vizorek (www.alexvizorek.com) nous a partagé ses questions existentielles sur l’intelligence potentiellement des animaux, telles que « est-ce que le morse a survécu à la fin du télégraphe ? » puis Jason Brokerss nous a fait rire avec ses anecdotes sur le mariage (et sur sa femme). On s’est ensuite bien marré quand Fary débarque sur scène en Wiesel et Wiesel en…Fary. Puis, Thomas Wiesel a fait un passage solo en alliant art du cunnilingus et chanson de «Wrecking Ball » (oui, je suis consciente que ça va vous paraître super bizarre si vous n’y étiez pas). On a ensuite pu découvrir Maud Landry, artiste québécoise qui nous a bien fait marrer avec un accent québécois qu’elle a voulu monotone et qui nous a fait part de sa peur d’avoir un enfant nain parce que ben oui, « tu l’avertis quand, avant ou après la maternelle ? ». On termine avec Nathanael Rochat qui nous a fait exploser de rire quand il nous raconte que sa partenaire veut qu’il la frappe pendant l’acte mais que bon, « quand on fait l’amour, c’est un des rares moments où j’ai pas envie de t’en coller une ». La soirée se clôt donc en beauté ; il faut dire qu’après trois jours de spectacles, même si on peut spotter certains sujets qui ont tendance à revenir dans l’humour, c’est toujours drôle et les artistes ont toujours une manière de les tourner différemment que leurs collègues !

Échange de rôle / ©Jonathan Picard

TRENDING COMICS – GALA IN ENGLISH

Ready for the english gala?! Réunissant des stars venues de partout, cette soirée est présentée par Paul Taylor. Gala international, on a pu y retrouver des humoristes venant des 4 coins du monde (Corée du sud, Afrique du sud, Angleterre, Amérique, Suisse, Islande, Inde, Canada etc.) pour un show entièrement en anglais, mais restant très compréhensible ! Bien que réunissant moins de spectateurs que les spectacles vus jusqu’à maintenant, le public était intéressé malgré la barrière de la langue et tout le monde avait l’air de bien comprendre, ce qui mettait une bonne ambiance ! On retiendra de la soirée plusieurs belles découvertes comme Schalk Bezuidenhout qui nous vient d’Afrique du sud et qui nous a fait quelques blagues sur le racisme en Afrique du sud ainsi que le froid en suisse (qui nous oblige à faire l’amour en combinaison de ski apparemment); il a aussi abordé son ennui du porno car c’est trop prévisible. Puis, on a vu Aisha Alfa (www.aishaalfa.com) qui vient du Canada et qui nous a expliqué l’ouverture d’esprit canadienne vis-à-vis de sa couleur de peau puis la différence avec les USA où finalement, peu importe ton origine exacte, t’es black t’es black ! D’ailleurs, elle a souligné que de nos jours, on essaye d’avoir des leaders cultivés, égalitaires etc. mais que les USA sont allé au « next level » en prenant quelqu’un sans aucune expérience qui déteste les mexicains sans raison, aaah ça c’est un bon président !

On s’est ensuite bien marrés avec Ali Al Sayed (www.alsayedcomedy.com) qui vient des Emirats Arabes Unis et qui est donc par conséquent musulman ; il en a d’ailleurs marre qu’on lui demande son avis « d’expert » dès que l’EI fait quelque chose. Lui, ce qu’il en pense, c’est que l’EI a un bon social media manager, qui fait partie des 2 meilleurs social media manager du siècle avec celui de l’avocat (parce que oui, personne en parlait avant 2010, de l’avocat !) On termine notre tour du monde avec Ari Eldjárn qui vient d’Islande et qui nous raconte que chez lui ils exportent deux choses : le poisson et le « disappointment ». D’ailleurs, ses potes danois n’en revenaient pas qu’aucune gare n’existait en Islande avant les deux dernières années, si bien que maintenant on lui pose la question de s’il connaît à peu près chaque nouvelle chose qui sort sur le marché. Il nous a aussi bien fait marrer en parlant des bébés rois car oui, s’il y a des gens sur terre qui se comportent comme des rois c’est bien les bébés ! Entre le siège plus haut que tout le monde à table, le besoin d’être à leur service 24/24 et le fait de les nourrir en plus de goûter préalablement leur nourriture, ya pas photo ! (sans oublier le : ramasse mon jouet que j’ai fait tomber encore et encore et… encore). On a donc fait le tour des artistes venus d’ailleurs mais il ne faut pas oublier celui qui vient bien de chez nous, Yoann Provenzano, qui représentait la Suisse et qui, comme il nous a habitué jusqu’à maintenant, nous a bien fait marrer ! Avant de partir, on a pu assister au Web Studio où les artistes passant demain se sont fait interviewer, autant dire qu’on était déjà dans le bain pour le dernier gala du festival.

ON CROÎT REVER – GALA DE CLÔTURE

Dernier soir et dernier gala pour clore ce festival en beauté ! Comme il était retransmis en direct sur France 4 et en très léger différé sur la RTS, ceux n’ayant pas pu accéder au spectacle ont tout pu rattraper. Après quelques petites blagues du directeur technique et d’Eric Antoine (www.ericantoine.com) sur le placement et le rang social qui s’y rattache (les riches devant et les pauvres au balcon) ainsi que sur la redevance tv qui, si elle ne passe pas, ferait que la RTS porterait bien son nom (rien tous les soirs), le spectacle peut réellement commencer.

Gala de clôture © Jonathan Picard

Eric Antoine revient et joue sur les clichés suisses et l’alcool (coucou le Valais) puis nous propose un tour de magie pour finir par faire une blague sur le fait que le 50% des gens fantasment plus sur l’argent que sur le sexe et qu’ici en Suisse bah on fantasme sur les deux (dommage que les pièces n’aient pas de trous…). On découvre ensuite Manu Payet qui nous fait bien rire en déclarant qu’en tant qu’homme, on vit l’instant présent; si on se balade dans la rue et qu’on voit un ballon, bah on va jouer au ballon et si on retrouve un briquet qui date de l’année passée dans notre poche bah ça va égayer ta journée (« et pendant que tu t’extasies là-dessus ta femme a déjà eu le temps de repeindre la cuisine en entier », ça vous parle les filles?). Paul Taylor revient ensuite (toujours avec son accent anglais) et nous raconte sa galère avec la langue française et le fait que, vu qu’il n’a pas d’accent quand il parle français mais qu’il fait des fautes d’anglophones, bah on le prend pour un français con ! Il a d’ailleurs aussi du mal à comprendre le « verlan » et quand il a entendu quelqu’un dire qu’un « kebla était parti en despi » et qu’il a capté que ça voulait dire qu’un black était parti en speed, il ne pensait pas que le verlan s’utilisait aussi avec des mots en anglais (on n’a d’ailleurs pas le droit de massacrer sa langue !). Pour s’améliorer, il était d’ailleurs parti au Québec mais bon, « aller au Québec pour apprendre le français c’est comme aller en Angleterre pour apprendre la cuisine, c’est débile » !

Vient ensuite Donel Jack’ sman qui adore Michael Jackson et qui pense d’ailleurs que les accusations à son encontre sont fausses. Après un rapide sondage sur l’avis des gens du public il dit d’ailleurs que si les accusations étaient vraies elles n’auraient pas été retirées contre de l’argent; « à quel moment en tant que parent tu acceptes de retirer ta plainte contre de l’argent quand ton fils s’est fait violé ?». Il pose donc la question au public en cherchant à savoir si on accepterait de retirer la plainte contre 25 millions et, suite à un silence dans la salle, s’en retrouve choqué. (Bon, sachant que les suisses aiment l’argent, c’était pas le meilleur public à qui faire cette blague… ou bien si ?) Après que Bun Hay Mean a.k.a chinois marrant trouve d’autres sortes de terroristes comme ceux qui portent des sandales avec des chaussettes ou les filles qui portent un short avec les poches qui dépassent du short (…) on finit en beauté avec Shirley Souagnon qui a abandonné le smartphone pour les vieux téléphones à touches suite aux reportages sur la manière dont ils sont fabriqués. Du coup, quand on lui vole son téléphone bah… on lui le rend haha. Elle parle aussi de Paris qui est, finalement, comme une secte; t’as pas l’impression de pouvoir le quitter sans choquer les gens. Le show terminé, on a profité de faire un dernier tour (et boire un dernier verre bien sûr) à l’espace VIP en remerciant vivement Hélène sans qui rien de tout cela n’aurait été possible ! Vivement l’année prochaine !

Leila Rossato

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