Interview du Ciné-Club au Beurre

Photo: August in the water de Gakuryū Ishii (1995) projeté dans le cadre du Ciné-club au Beurre le 11 septembre 2018 à la librairie de la Louve

Nous avons eu l’opportunité de rencontrer l’équipe du Ciné-Club au Beurre; cette association lausannoise composée de Tim, Justine, Anthony & Sabrina organise des projections à prix libre de films indépendants depuis 2016, principalement au cinéma Bellevaux. Nous avons pu parler, avec ce collectif facétieux, de « ping-pong-cinéma », d’animaux empaillés et de leur amour pour le beurre et le cinéma. On vous propose donc de les découvrir au fil de l’interview qui suit! D’ailleurs, pour les prochains événements et dans le cadre du festival Food Culture Days qui se déroulera du 15 au 18 novembre à Vevey et à la Tour-de-Peilz, le Ciné-Club au Beurre projettera « À l’ouest des rails » de Wang Bing le 17 novembre et « A Seduçao da Carne » de Julio Bressane le 18 novembre

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Tim : Dans le berceau. Je ne me souviens pas exactement de la date.

Justine : Dans leur cas.

Anthony : Sa grand-mère était ma maman de jour. Tim et moi avons grandi dans la même ville. Même s’il est parti après pour vivre à Lausanne. Ensuite, il est revenu à Gland.

Anthony: On s’est connu à Gland. On était également en cours ensemble depuis nos treize ans, à partir de la huitième année. Ensuite, on a commencé à regarder des films.

Tim : Et à faire du ping-pong, c’est important.

Anthony: C’est très important. C’était ping-pong pendant toute la journée. On regardait trois films par jour pendant les vacances. On était des sauvages.

Tim : Pendant 7 semaines, il n’y avait pas d’interruption, pas de week-end, pas de jour de congé.

Anthony : Un jour, on s’est dit qu’on avait marre de [regarder les films de notre côté]. On ne pouvait plus être sociable avec personne parce qu’au bout d’un moment, il y avait des références très pointues. On s’est dit qu’il fallait qu’on donne notre culture cinématographique aux gens.  Et on y a attaché Sabrina que j’ai connu à l’Université.

Sabrina (s’adressant à Anthony) : Tu es un peu le ciment. C’est par toi que les liens se sont faits.

Anthony : Justine est une amie depuis au moins cinq ans qui est très curieuse de cinéma. A la base, c’est Tim et moi et nous, on a fini par commencer à regarder des films ensemble aussi. Sabrina est détentrice d’un master en cinéma. Ne l’oublions pas ! Elle est la plus formée.

Justine : Elle est la tête. Sabrina, Anthony et moi nous nous connaissons de l’Université. Tim et Anthony se connaissent du berceau. Tim et moi, on se connaît depuis cinq ans et Anthony et moi nous nous connaissons depuis 5 ans aussi.

Tim : C’est trois.

Anthony : Quatre.

Justine : Cela fait un bail.

Tim : On se connaît depuis un moment.

Dimensions du dialogue (1984) de Jan Svankmajer projeté au cinéma Bellevaux par le Ciné-Club au Beurre

Pourriez-vous vous présenter (parcours, études,…) ?

Justine : Je termine mon master en philosophie à Lausanne. Parallèlement à cela, je travaille ici [à Bellevaux] en tant qu’aide programmatrice avec Gwen (N.d.l.r: Gwenaël Grossfeld, qui s’occupe de la programmation au cinéma Bellevaux). Je suis aussi serveuse. C’est hyper important de le savoir (rires).

Sabrina : J’ai un master en cinéma. J’ai terminé l’année passée en juin. J’ai repris la rédaction d’un journal Ciné-Feuilles avec une amie. J’essaie de trouver du travail dans le milieu cinématographique. Je bosse à la Cinémathèque en tant qu’auxiliaire.

Tim : Moi c’est Jihad. Au chômage. J’aime le beurre et le cinéma.

Anthony : J’avoue que je partage moins son amour du beurre que du cinéma car il digère mieux le beurre que moi. Le cinéma on le digère bien […].

Anthony : Alors moi, c’est Pina. Je suis derviche-tourneur (rires). J’ai un bachelor en philosophie, latin, histoire de l’art et histoire et esthétique du cinéma. Maintenant je finis mon bachelor en japonais à Genève.

Justine : Tu écris sur le Bitcoin.

Anthony : Oui, j’écris dans Scènes Magazine pour l’actualité culturelle suisse romande. Je fais des articles sur le théâtre et sur le cinéma parfois. Je fais beaucoup de trucs mais c’est à peu près tout.

Tim : On a plein d’animaux empaillés. C’est important de noter.

Janett (LZNA): Ils sont là ?

Tim : Non, car on ne les prend pas.

Anthony : Ils sont chez moi.

Janett (LZNA): Ce sont les mascottes ?

Tim : Oui, on aurait dû changer la photographie. J’ai perdu cette photo où tu avais le chapeau.

Anthony : Oui, avec la tête de biche qui sort. Avec mon chapeau de juif ? « Tu es mort martyr dans un grand véhicule ». C’est la dernière phrase sur la tête du chien.

Tim : L’histoire du chien. C’était pour l’anniversaire de mon oncle.

Justine : Tu vas vraiment raconter cette histoire (rires).

Anthony : Elle est géniale cette histoire.

Tim : A l’époque, on se faisait des cadeaux bien absurdes. Alors avec Anthony, on allait chez lui et on s’est arrêté aux puces à Plainpalais. Il y avait un superbe scaphandre. J’ai voulu lui acheter un scaphandre ce qui ne sert absolument à rien. Mais comme cadeau c’est bien. Le scaphandre était beaucoup trop cher alors on s’est rabattu sur une tête de chien empaillée.

Justine : Mais il ne l’a pas gardé.

Tim : On ne l’a pas payée trop cher mais il y a une inscription horrible derrière.

Anthony : Il y a une sorte de quatrain sur les raisons de sa mort.

Tim : Il est mort dans des flammes coincé dans une voiture.

Anthony : Il est mort de chaleur dans une voiture lors d’une canicule. Il n’est pas en forme. Cela se voit qu’il manque des bouts.

Tim : Ce cadeau ne lui a pas fait plaisir.

Anthony : Non, il a hurlé et il a refusé de regarder. Et il a dit : « Vous me dégagez cela de ma vue ». Il n’a pas aimé l’humour et je l‘ai gardé chez moi. Il trône quelque part sur ma sono.

Tim : C’était un jeu de mon chat aussi […].

Justine (s’adressant à Janett) : C’est le moment où tu uses de ton autorité et tu dis : « Vous fermez vos gueules » (rires).

Chungking Express de Won-Kar Wai (1994) projeté dans le Cadre du Ciné-club au Beurre le 3 avril 2018 au cinéma Bellevaux

Comment avez-vous eu l’idée d’organiser des projections de films ?

Tim : On cherchait un lieu dans notre cuisine car on était colocataires. Mais toi [Justine, tu n’était pas là]. J’étais avec Anthony. On se criait dessus. On se faisait à manger […]. On s’est dit qu’il fallait qu’on fasse cela. On a cherché un lieu jusqu’au jour où Emmanuel de la librairie de la Louve est descendu du ciel. Il a proposé à Anthony de faire des projections et de lui prêter la salle.

Anthony : Il nous a dit « Si vous voulez faire un truc ».  Je lui ai dit « Cela tombe bien car on cherche une salle de cinéma ».

Tim : On a commencé là-bas.

Anthony : Ensuite, Sabrina, qui connaissait Gwen un peu mieux que nous, lui a proposé l’idée. On s’est dit que cela ne marcherait pas. Il a accepté très volontiers de louer sa salle pour faire des projections ici. Donc maintenant on travaille de temps en temps avec la librairie de la Louve. Mais [ici], c’est devenu notre QG.

Sabrina : On avait peur que les gens ne viennent pas. C’est ce qui nous retenait un peu.

Janett : Parce que c’était trop loin de la ville ?

Justine : Oui. En général, les gens ne viennent pas.

Anthony : L’idée c’est de partager notre amour du cinéma. Nous, on aime les gens. Quand tu regardes des films pendant 10 ans, on arrive à trouver ce qui est intéressant. Mais cela met 10 ans et 20000 heures de visionnage.

Tim : Je ne sais pas combien de films on a regardé.

Anthony : Beaucoup trop. On s’est dit qu’au lieu de rester dans une forme d’élitisme, on allait plutôt offrir la possibilité aux gens qui n’ont pas le temps de passer 10 ans de leur vie 7/7 à chercher du cinéma pour avoir directement accès à ces œuvres rarissimes.

Tim : En 2019, on fera la même chose mais avec la musique.

Justine : C’est vrai ?

Tim : Non (rires).

C’était juste un peu avant ou des années avant que vous commenciez à projeter des films à Bellevaux ?

Tim et Anthony : Un peu avant.

Anthony : Un jour, sur son lit, on s’est dit « si on faisait des projections pour les gens » et voilà c’est né comme cela.

Justine : C’est né très vite à partir du moment où vous [Tim et Anthony] avez trouvé un lieu pour faire les projections. Au début, on voulait même faire des projections chez nous.

Janett (LZNA): En privé ?

Justine et Tim (en même temps) : Plus ou moins privé.

Anthony : Il n’y a pas de place pour 100 personnes.

Justine : Le but c’était qu’on partage [notre intérêt pour le cinéma]. On a jamais pensé qu’il y aurait autant de monde qui viendrait. On était tout fous qu’il y ait 20 personnes à la Louve la première fois.

Anthony : Bon, il y en avant 40 la première fois.

Justine : 30.

Anthony : 40.

Par rapport à Bellevaux, c’est parce qu’il y avait cette possibilité avec Gwen de faire des projections que vous avez choisi ce lieu ? Ou avez-vous songé à d’autres endroits ?

Tim : C’est le seul cinéma à Lausanne qui montre des choses intéressantes à nos yeux.

Sabrina : Il y a le City-Club [à Pully].

Tim : Avec le City mais il n’est pas à Lausanne. Je trouve que le Bellevaux est beaucoup plus spacieux.

Justine : [Au Bellevaux], il y a une communaué d’esprit et de goût.

Tim : On venait déjà ici avant d’organiser des projections.

Anthony : On connaissait le lieu.

Tim : J’ai grandi à côté. Je suis venu voir Pocahontas à côté, c’est important (rires). J’avais 3 ans.

Anthony : A l’époque, ce n’était pas Gwen [qui tenait le cinéma Bellevaux]. C’est le cas de le dire. C’était Gunther.

Quel est votre rapport au cinéma ? Vous m’avez dit que vous étiez cinéphiles. Sabrina a un master en cinéma. Justine est aide-programmatrice au Bellevaux. Comment cela s’est construit chez vous ?

Sabrina : Je m’intéressais au cinéma mais de manière marginale. J’ai bossé dans un vidéo-club avant que cela ferme. C’est ce qui m’a motivé à faire des études universitaires en cinéma.

Janett (LZNA): Tu as bossé adolescente dans un vidéo-club ?

Sabrina : Non, non. C’était après l’adolescence à 22 ans.

Janett (LZNA): Tu as enchaîné sur des études en cinéma ?

Sabrina : Oui.

Justine : Je ne sais pas. J’ai fait des études d’art visuels au gymnase. Suite à cela, j’ai pris un cours de cinéma au gymnase qui était en option. De fil en aiguille, j’ai atteri en cinéma à l’Université. Mais cela ne m’a pas plu du tout. Donc j’ai complètement abandonné l’idée de faire des études dans ce domaine mais pas vraiment de regarder des films manifestement. C’est un peu en rencontrant Anthony et Tim que ma cinéphilie s’est nourrie et que j’ai  découvert toute sorte de choses que je n’aurais pas découvert autrement car je n’avais pas non plus la même volonté de chercher et de regarder tout tout le temps. J’ai fait un peu mon opportuniste. Et c’est très bien (rires).

Anthony : C’est-à-dire qu’on tombe sur des mauvais films. Pour trouver des pépites, il faut quand même passer par là.

Janett (LZNA): Il y a aussi l’intuition.

Justine [qui n’est pas d’accord]: Crois-moi pour commencer à fréquenter les festivals, ce n’est pas parce que tu as l’intuition que tu tombes forcément sur des bons trucs. Il y a toujours 5 mauvais films pour un bon film.

Anthony : A partir d’un certain niveau d’obscurité, il n’y a plus personne qui en parle de ces films. Cela existe, tu peux les trouver. Mais personne ne te dira si c’est bon. Personne n’en parle. Parfois, c’est la merde aussi. Des fois, c’est inconnu pour une très bonne raison, c’est ce que ce n’est pas bon. D’autres fois, c’est connu mais c’est mauvais comme Xavier Dolan (rires).

Le Ciné-Club au Beurre a organisé la projection de plusieurs courts-métrages de Kenneth Anger dont The Inauguration of the Pleasure Dome (1954) au cinéma Bellevaux le 1er novembre 2016.

Par rapport aux types de films que vous projetez, j’ai vu que c’est assez varié. Ce sont des court-métrages, des long-métrages, des films occidentaux mais aussi asiatiques ou autres.

Sabrina : Sud-américains parfois.

Janett (LZNA): Vous avez aussi projeté des films sud-américains ? Je les ai manqué alors car cela m’intéresse.

Sabrina : 2 ou 3.

Anthony : De Pékin aussi. Tous les continents sauf l’Océanie.

Mais il y a quelque chose qui revient, c’est le cinéma indépendant. Est-ce que vous trouvez cette dénomination adéquate ?

Justine : Oui, c’est plus le cinéma indépendant.

Anthony : Indépendant, voire underground.

Justine : C’est aussi parce que l’on ne voit pas l’intérêt de montrer des films qui peuvent être vus ailleurs.

Sabrina: Des fois, il y a des coup de cœurs aussi.

Justine : Il y a des coups de cœur comme typiquement Le Miroir d’Andrei Tarkovski.

Sabrina : Le Congrès [d’Ari Folman].

Anthony : Macunaima.

Sabrina : Personne ne connaissait.

Justine : Il y a des films qu’on adore qui sont évidemment très connus, trouvables et qui passent régulièrement à la Cinémathèque. Mais pour nous ce n’est pas dans l’intérêt du Ciné-Club de les montrer car ils sont trouvables ailleurs.

Anthony : On a quand même envie de montrer des choses qui ne sont pas trouvables et bonnes. Comme je l’ai dit, on ne va pas montrer quelque chose juste parce que c’est dur à trouver. Accessoirement, on fait des séances internet au grand dam de certains membres du Ciné-Club et du public. Mais on a cette volonté de déterritorialiser les œuvres.

Justine : Tu as placé le terme.

Anthony : Les œuvres qui sont créés sur internet pour internet même si tout le monde peut trouver de fait, c’est ce qu’il y a de plus trouvables. Mais les montrer dans une salle de cinéma, cela change le dispositif de projection. C’est des œuvres qui gagnent à être montrées sur un écran de cinéma car peu de gens se rendent compte de leur intérêt esthétique à moins qu’elles soient montrées sur un écran de cinéma.

Tim : Cela change de regarder [des films] sur un écran d’ordinateur que de les voir sur un écran de cinéma.

Justine : Là ton attention est focalisée tandis que le principe d’internet, c’est que …

Anthony : Tu fais pause. Tu reprends. Tu fais autre chose.

Justine : Cela nous plaît bien de faire cela, de manière générale.

Anthony : Cela énerve beaucoup le spectateur. Ils sont un peu fâchés, c’est très bien cela. Gwen disait quand même  les premières fois que l’on a montré des films au Bellevaux : « Le jour où plus personne sort de vos projections, c’est qu’il y a un problème »[…]

Justine : Il y a des séances où personne ne sort.

Anthony : Oui, c’est vrai.

Janett (LZNA): Où personne ne sort ?

Justine : Oui, quand les gens partent.

Janett (LZNA): Oui.

Tim : Non, pas à la fin. A la fin, c’est normal qu’ils sortent (rires).

Janett : Ce sont des gens qui partent pendant les projections ?

Justine : Oui, bien sûr. Cela arrive souvent. Cela dépend lesquels. On a parfois perdu …

Tim : Ceux où on a perdu le plus, ce sont les films les plus audacieux.

Anthony : La séance sur Kurosaka. Quand cela a commencé à faire des bruits pendant 20 minutes, effectivement les gens sont partis.

Justine : On a perdu dix-quinze personnes.

Tim : Je ne pense pas que ce soir, par exemple, il y ait des gens qui partent.

Justine : C’est un gage de qualité.

Le Miroir d’Andrei Tarkovksy (1975) a été projeté par le Ciné-club au Beurre le 13 décembre 2016 au Ciné-club au Beurre

Cela a été légèrement mentionné. Que pensez-vous des festivals de cinéma dans la région (LUFF, NIFFF, Rencontres du 7 èmeart) ?

Justine : Nous, on adore le LUFF.

Anthony : On les aime. On les soutient.

Tim : Quand on peut, on dit qu’ils passent des films médiocres car ils en passent beaucoup.

Justine : C’est le principe d’un festival de montrer des films de moins bonne qualité.

Est-ce que vous avez des projets  de fonder une association ?

 Tous : Alors, on est une association.

Anthony : On est le collecif Impermanence.

Janett (LZNA): Avec des statuts ?

Anthony : Oui. On est très officiellement une association sauf que le nom n’apparaît nulle part. On en parle à personne à part pour les demandes de fonds.

Janett (LZNA): Vous demandez des fonds pour organiser les projections et payer le droit des films ?

Justine : Oui..Concernant nos projets…Un coup d’état en général.

Janett (LZNA): Esthétiquement ?

Justine : Non, en général.

Anthony : On aimerait aussi se délocaliser dans la ville, investir d’autres endroits. On l’a fait à la Louve et à la Couronne d’Or. Ce n’est plus trop possible à la Couronne d’Or. La Louve c’est sympa mais c’est petit. C’est aussi un certain public. On aimerait faire du plein-air, complètement.

Justine : J’ai cru que tu allais dire : « On aimerait aussi faire du porno » (rires).

Justine : On a une caméra en huit millimètres. Faire des films et on le projette au Ciné-Club.

Anthony : On l’a déjà fait. On a réalisé un film Tim et moi il y a très longtemps. On l’a projeté.

Sabrina : Vous parlez de film (rires) ?

Tim : On l’avait proposé au LUFF qui n’a jamais daigné nous répondre. On s’est senti offensé et donc on s’est fait justice nous-mêmes lors de la séance d’hommage au LUFF. On a projeté notre film.

Anthony : Notre pépite.

Justine : C’était mauvais.

Tim: C’était notre hommage à Miyazaki.

Justine : Oui, mauvais.

Si vous deviez choisir de vivre dans un film, dans lequel serait-ce ?

Justine : J’aimerais vivre dans Out One de Jacques Rivette. Ce serait tellement bien. Surtout la scène de la danse, de la répétition de théâtre. En plus, il y a Jean-Pierre Léaud. C’est un peu l’homme de ma vie.

Sabrina : Dans Mon oncle de Jacques Tati.

Anthony : J’aimerais bien vivre dans Salo de Pier Pasolini.

Janett (LZNA): Oulala. Oui alors là.

Justine : De quel côté ?

Tim : Valse avec Bachir [d’Ari Folman]. La scène de fin.

Janet Donis

 

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