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Festival Antigel | Blonde Redhead et Algiers : La musique de l’âme

Crédit photo: Blonde Redhead à l’Alhambra au festival Antigel le 16 février 2018 © Amdo photo

Une de nos contributrice est allée faire un tour du côté de Genève au festival Antigel. Célèbre événement organisé dans la cité de Calvin depuis 2011, Antigel c’est 24 jours de festival, une centaine de concerts dans différents endroits de Genève et plus de 50’000 spectateurs. Alors, fan inconditionnel ou curieux débarquant là par hasard, plonge-toi dans cet article et découvre la 8ème édition du festival comme si tu y étais!

Leila Rossato

Algiers à l’Alhambra au festival Antigel le 16 février 2018 © Aude Haenni

L’Alhambra accueillait vendredi 16 février deux grandes têtes d’affiche, Blonde Redhead et Algiers, dans le cadre du festival Antigel. Le programme nous réjouissait particulièrement au vu de la complémentarité des groupes en matière musicale et scénique; évanescence et rage s’unissaient en cette soirée hivernale.

Algiers porté par la fureur de ses membres

La formation américaine, qui a sorti son deuxième album « The Underside of Power » en 2017, a conquis avec aisance le public genevois. Nous n’en n’attendions pas moins de la part d’Algiers. Nous avions, en effet, assisté à leur prestation endiablée au Romandie en 2016. Mêlant rock post-punk, gospel et rock expérimental, le groupe était très communicatif avec les gens présents dans la salle.

Bougeant et souriant au gré des sons et des paroles, les différents membres d’Algiers vivaient leur musique intensément. Franklin James Fisher, le leader, chanteur et multi-instrumentiste charismatique du groupe d’Atlanta, nous a fait le plaisir de parler dans un français maîtrisé durant le concert. L’incroyable présence scénique du groupe portait les convictions politiques d’Algiers dans une musique chaleureuse et vivifiante que nous gardons encore en mémoire.

Blonde Redhead à l’Alhambra au festival Antigel le 16 février 2018 © Don’t Watch Me Dancing

La délicatesse de Blonde Redhead : entre mystère et secret

Actifs depuis le début des années 90, Blonde Redhead a offert un concert de grande envergure dans la magnifique salle de l’Alhambra. L’art subtil et gracile du groupe américain aux origines métissées réside dans la conjugaison des compositions aériennes, de la voix innocente de la chanteuse et guitariste du groupe Kazu Makino, des paroles poétiques et de leur présence sibylline sur scène.

Pendant le concert, les membres du groupe se retiraient presque complètement pour ne laisser au public que l’océan de leur musique. Ils n’interviendront que deux fois pendant la soirée : la première fois pour demander s’il était possible que la chanteuse puisse s’absenter un moment de scène, la seconde fois quand cette dernière, encouragée par le guitariste Amedeo Pace, a raconté que le Mont-Blanc était son dessert favori. Elle a, en effet, voulu savoir si cette douceur était suisse; on lui a rapidement répondu que ce n’était malheureusement pas le cas. Ce furent des moments très touchants.

Si Blonde Redhead a commencé son concert avec des morceaux dissonants, caractéristiques de leurs premiers albums noise rock, ils ont principalement joués leurs chansons connues comme « Misery is a Butterfly » ou « Equus ». « Where Your Mind Wants to Go », qui est tirée de leur dernier EP « 3 O’Clock » sorti en 2017, est marqué par la mélancolie aérienne propre à leur musique. Après un concert immanquable, les différents membres ont délaissés la scène alors que nous étions encore imprégnés de leur secret.

Janett Donis

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